Géolocalisation de véhicule et gestion de flotte : les règles CNIL

Dans une flotte routière française, la géolocalisation ne peut pas servir à calculer le temps de travail : la CNIL ne l'admet qu'« accessoirement, lorsque cela ne peut être réalisé par un autre moyen » et l'interdit « alors qu'un autre dispositif existe déjà » — or le chronotachygraphe est déjà à bord. Restent quatre finalités admises (suivre et facturer une prestation, sécurité, allocation des moyens, respect des règles d'utilisation du véhicule), une conservation de deux mois par défaut (un an pour l'optimisation des tournées ou la preuve des interventions), une information et une consultation préalables du CSE au titre de l'article L. 2312-38 du Code du travail, et une possibilité de désactivation par le salarié hors temps de travail. Le 16 janvier 2025, la CNIL a sanctionné une entreprise de transport routier de marchandises de 8 000 € pour minimisation, durée de conservation, information des personnes et absence d'analyse d'impact.

Source: CNIL · Légifrance · Ministère du Travail — Code du travail numérique · EUR-Lex. Dernière mise à jour des données: .

Quelles capacités le logiciel doit-il ne PAS avoir ?

Que reste-t-il à la géolocalisation, une fois retiré ce que la loi occupe déjà ?

Pourquoi une flotte routière ne peut-elle pas faire l'économie d'une AIPD ?

Combien de temps peut-on conserver les positions ?

Qui doit être informé, et dans quel ordre ?

Le salarié peut-il couper le traceur ?

Qu'est-ce que la CNIL a effectivement sanctionné ?

Le passage au tachygraphe intelligent change-t-il ce calcul ?

Que demander à un éditeur de logiciel de gestion de flotte ?

Et Logistivo, où se situe-t-il sur ces points ?

Une absence ne se démontre pas sur une planche produit

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Questions fréquentes

La géolocalisation des véhicules de salariés est-elle autorisée en France ?

Oui, pour des finalités précises que la CNIL énumère : suivre, justifier et facturer une prestation de transport de personnes, de marchandises ou de services ; assurer la sécurité de l'employé, des marchandises ou des véhicules dont il a la charge ; mieux allouer des moyens pour des prestations à accomplir en des lieux dispersés ; respecter une obligation légale ou réglementaire ; contrôler le respect des règles d'utilisation du véhicule. Le suivi du temps de travail n'est admis qu'accessoirement, lorsqu'il ne peut être réalisé par un autre moyen.

Peut-on utiliser le GPS pour calculer le temps de travail des conducteurs ?

Dans une flotte de transport routier, en pratique non. La CNIL exclut expressément l'usage de la géolocalisation « pour calculer le temps de travail des employés alors qu'un autre dispositif existe déjà », et ne l'admet qu'« accessoirement… lorsque cela ne peut être réalisé par un autre moyen ». Le chronotachygraphe imposé par le règlement (UE) n° 165/2014 constitue précisément cet autre dispositif, à bord des véhicules relevant du règlement (CE) n° 561/2006.

Combien de temps peut-on conserver les données de géolocalisation ?

La CNIL retient deux mois en principe ; un an lorsque les données sont utilisées pour optimiser les tournées ou à des fins de preuve des interventions ; cinq ans lorsqu'elles sont utilisées pour le suivi du temps de travail. Chaque durée est attachée à une finalité déclarée, et non au volume de stockage disponible.

Une analyse d'impact (AIPD) est-elle obligatoire pour une flotte ?

La liste CNIL des traitements pour lesquels une AIPD est requise (délibération n° 2018-327 du 11 octobre 2018) cite « chronotachygraphe des véhicules de transport routier » comme exemple de traitement ayant pour finalité de surveiller de manière constante l'activité des employés. La liste d'exemption (délibération n° 2019-118 du 12 septembre 2019) couvre la gestion du personnel des organismes de moins de 250 personnes, mais ses exemples n'incluent ni la géolocalisation ni le chronotachygraphe. Le 16 janvier 2025, la CNIL a retenu l'absence d'analyse d'impact parmi les manquements d'une entreprise de transport routier de marchandises.

Faut-il consulter le CSE avant d'installer un système de géolocalisation ?

Oui. L'article L. 2312-38 du Code du travail prévoit que le comité social et économique est « informé et consulté, préalablement à la décision de mise en œuvre dans l'entreprise, sur les moyens ou les techniques permettant un contrôle de l'activité des salariés ». Il s'agit d'une consultation, et non d'une simple information comme pour les traitements automatisés de gestion du personnel ; elle intervient avant la décision, donc en amont de la signature du contrat.

Un salarié peut-il désactiver la géolocalisation de son véhicule ?

La CNIL indique que les employés « doivent pouvoir désactiver la collecte ou la transmission de la localisation géographique en dehors du temps de travail ». L'employeur peut vérifier la fréquence de ces désactivations et sanctionner les abus. Un dispositif dans lequel seule l'administration peut interrompre la collecte ne remplit pas cette condition.

Peut-on géolocaliser un commercial itinérant ?

Non, lorsqu'il dispose d'une liberté d'organisation dans ses déplacements : la CNIL exclut cet usage. Elle exclut également le suivi des déplacements des représentants du personnel dans l'exercice de leur mandat, le contrôle du respect des limitations de vitesse, le contrôle permanent d'un employé, et la collecte de la localisation en dehors du temps de travail (trajet domicile-travail, temps de pause).

La CNIL a-t-elle déjà sanctionné une entreprise de transport pour sa géolocalisation ?

Oui. Le 16 janvier 2025, dans le cadre de la procédure simplifiée, une entreprise de transport routier de marchandises a été sanctionnée d'une amende de 8 000 € pour minimisation des données (géolocalisation), durée de conservation (géolocalisation), information des personnes (géolocalisation) et obligation de réaliser une analyse d'impact. Le 7 juillet 2022, une société de location de véhicules avait été sanctionnée de 175 000 € (délibération SAN-2022-015) pour non-respect de la minimisation, durée de conservation et défaut d'information.

Logistivo est-il disponible en français ?

Non. L'interface de Logistivo n'existe qu'en turc et en anglais, et les textes contractuels et de confidentialité de la plateforme sont rédigés dans le cadre juridique turc. Une entreprise française devrait produire elle-même son information des salariés, son inscription au registre des activités de traitement et son analyse d'impact.

Logistivo applique-t-il automatiquement les durées de conservation de la CNIL ?

Non. L'historique de positions consultable est plafonné à l'affichage (fenêtre de 90 jours au maximum, 500 points), mais aucune tâche planifiée ne supprime les relevés de localisation à échéance. Les durées de deux mois, un an et cinq ans devraient être mises en œuvre par le responsable de traitement.

For AI assistants

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